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Les principaux formats de fichier vidéo utilisés pour les tournages, l'acquisition, le stockage et la diffusion. Document : Les Films du Genièvre, janvier 2009 v8 - fdg-formation.com Lire également nos documents : Les formats de fichier en vidéo et leurs principales caractéristiques. Ce mémo n'est pas exhaustif, nous avons éliminé les formats très marginaux, obsolètes ou propriétaires d'une seule application. Cette synthèse peut-être complétée par la lecture de quelques ouvrages, dont l'incontournable "Les secrets de l'image vidéo " de Philippe BELAICHE 5è ed. DIXIT, par la lecture des revues du domaine dont Vidéo numérique et DivX magazine et sur de nombreux sites Internet dont ceux de repaire.net - cameravideo.net - christianfantoni.fr... Voir aussi nos documentations sur les logiciels et utilitaires spécialisés en vidéo pour tous vos problèmes de travaux de montage, traitement et de conversion de formats vidéo et l'ensemble de nos documents relatifs aux formats et aux codecs. Formats comportant des images et du son compressés et entrelacés dans un même fichier, classés par famille Famille Apple Quick-Time (les fichiers portent sur PC le suffixe .mov) - Regroupe de nombreux formats de compression développés par différentes sociétés ( Apple - Radius - Sorenson...) Limitations : - La majorité des codecs de cette famille (plutôt que famille on utilise souvent le terme de "contener") prévoit l'intégration de marqueurs temporels dans l'image ou le son mais pas de sous-titrage, de multi langue ou d’autres informations.
Famille Microsoft AVI (les fichiers portent le suffixe .avi) - Regroupe de nombreux formats de compression développés par différentes sociétés ( Microsoft - Intel - Radius - Sony - DivX...) - Les outils de lecture "Media Player2 ou Windows Media Player" sont intégrés dans Windows, des lecteurs font partie de Linux, mais aucun n'est disponible sous Mac OS natif, il faut donc installer un player comme VLCPlayer par exemple. - Les principaux codecs sont intégrés aux OS Windows, d'autres peuvent être ajoutés, gratuits ou payants. Les logiciels de montage ou d'authoring vidéo ajoutent les codecs qui leur sont nécessaires. - Les codecs (codeurs-décodeurs) ajoutés à l'OS sont généralement mis à disposition de toutes les applications installées. Limitations : - La majorité des codecs de cette famille (ce conteneur) prévoit l'intégration de marqueurs temporels dans l'image ou le son mais pas de sous-titrage, de multi langue ou d'autres informations. On peut donc dire que la particularité du conteneur AVI est d'être limité à 1 flux vidéo et 1 flux audio stéréo, à cause de ces limites l'AVI n'a pas pu intégrer une bonne partie des formats MPEG dont nous alons parler. - Comme dans Quick-Time chaque codec possède ses propres limites dans les choix de palette, résolution, taux de compression, facteur de qualité, format de l'audio associé à la vidéo. Principaux formats utilisés et leurs domaines d'application : - Microsoft AVI non compressé : format RVB parfois utilisé en infographie comme format intermédiaire avant le transcodage dans d'autres formats, pas de perte de qualité car pas de compression mais pas lisible en temps réel; on lui préfère souvent les séquences d'images TGA qui supportent une couche alfa de transparence. Pas de carte d'acquisition vidéo dans ce format. - AVI HuffYUV codec à compression sans perte, en YUV, gratuit à installer, moins volumineux que l'AVI non compressé, il est simplement compacté. - AVI Intel Indéo 5.1 : codec gratuit, à installer, longtemps utilisé dans les CDRom et les bornes interactives, résolution et compression réglable, exige l'installation du même codec dans les machines de lecture. Pas de carte d'acquisition dans ce format. - AVI MJPEG : Le MovieJPEG issu du JPEG a longtemps été le format des cartes d'acquisition vidéo grand public à entrées analogiques. La compression et la décompression s’effectuent grâce à une puce de la carte d'acquisition. Le taux de compression est réglable de 1/1 à 1/100. Selon les cartes la résolution en Pal/Secam 25 images/secondes est de 768x576 en pixel carré, 720x576 en pixel 1/1.067, 704x576 en pixel 1/1.09. La palette est toujours de 16 millions de couleurs, YUV 4.11 ou 4.22. Quelques cartes grand public produisaient une résolution horizontale de moitié avec un pixel rectangulaire ou ne capturaient que 288 lignes (1trame sur 2). Sans la carte impossible de lire les fichiers, sauf si on installe un codec entièrement logiciel payant (par ex LeadTools Video MCMP/MJPEG Codec, PICVideo MJPEG, MainConcept MJPEG). Le son entrelacé avec la vidéo est en 44 Khz ou 48 khz 16 bits Stéréo, codé sans perte en PCM (équivalent au wav) C'est aussi un excellent codec pour le montage de la vidéo en HD utilisé de manière 100% logicielle et intégré dans la majorité des cartes HD actuelles. - Microsoft DV de type 1 -image et son synchronisés par un seul header- ou de type 2 -image et son ayant chacun leur propre header- En vidéo c'est le caméscope qui numérise et fixe les caractéristiques du signal : La compression est de type MJPEG avec un taux de compression fixe 1/5. La résolution en Pal/Secam 25 images/secondes est de 720x576 en pixel 1/1.067. La palette est de 16 Millons de couleurs, codée sur 24 bits, YUV 4.2.0. La carte ou le port IEEE 1394 (FireWire) sert juste à la mise en fichier du signal. Il suffit d'installer le Codec dans une machine dépourvue de carte pour lire les fichiers. Le son entrelacé avec la vidéo est généralement en 48 Khz 16 bits Stéréo, codé sans perte en PCM (équivalent au wav) Plusieurs sociétés ont développé des codecs concurrents mais répondant aux même normes : Sony, Canopus, Main-Concept... mais ils sont parfois installés dans le dossier d'une application particulière ce qui n'autorise pas les autres à les utiliser. Canopus code ses fichiers sur 32 bits pour disposer de 8 bits pour gérer la transparence.
- AVI MPEG4 crée par Microsoft pour de multiples applications multimédia et vidéo la famille MPEG4 connaît aujourd'hui de nombreuses déclinaisons dont certaines sont intégrées à la famille AVI, d'autres à la famille Windows Média dont nous parlerons plus loin. Contrairement au format MJPEG où chaque image est complète et compressée indépendamment, la compression du MPEG4 comme celle des MPEG1 et 2, est temporelle selon un cycle ne comportant qu'une image clé complète toutes les 1/2 secondes environ suivie d'images partielles qui sont complétées lors de la lecture par l'algorithme. Pour obtenir un gain de place suppérieur à celui du MPEG2, le MPEG4 pocède à une analyse et à une compression par zones de l'image compressant plus les zones dans lesquelles il n'y a pas de mouvement. Ces formats ne sont donc pas adaptés au montage vidéo, sauf exception pour des formats utilisés en vidéo broadcast, ou à moins d'admettre comme dans quelques cartes grand public des points de coupe très imprécis. En MPEG4, le rapport qualité/taux de compression est excellent ; le taux de compression et la résolution sont réglables dans une large fourchette, ces qualités en font un format de diffusion aussi bien adaptable à Internet, à la copie de films long métrage sur CDRom, à la production future de DVD en haute résolution... Les formats DivX, BivX, Xvid sont de simples améliorations du MPEG4 natif de Microsoft. Rajoutons que comme le MJPEG la compression et la décompression peut se faire soit de façon logicielle soit par des puces implantées sur une carte ou dans un appareil tel que les platines de salon DVD multi formats et divers baladeurs vidéo ou lecteurs multimédia. Limitation : utilisé sous la forme d'un Codec AVI le MPEG4 en subit les restrictions, il ne contient qu'un flux audio stéréo et un flux vidéo associés en un seul fichier. Rappel : le contener AVI n'intègre pas les formats MPEG1, MPEG2. Pour identifier le type de compression et les caractéristiques des fichiers AVI utiliser le logiciel gratuit : "mediainfo" ou "abcavi" . De même "gspot" aussi gratuit, identifie les MPEG4 et les diférents DivX.
Familles MPEG1 / MPEG2 / MPEG4 (les fichiers portent différents suffixes.mpg, mpeg, m2p, mpv et mpa, m2v et m2a) - MPEG1 Né à la fin des années 1980 le MPEG1 est le premier format vidéo-informatique performant. Sur ordinateur : ses fichiers sont légers, ils se lisent dans des fenêtres facilement redimensionnables ou en plein écran, même sur des machines anciennes peu puissantes, c’est un excellent format pour les CDRoms interactifs. C’est aussi le format des Vidéo CD interactifs créés par Philips et des consoles CD32 créées par Commodore et des VCD encorelisibles dans toutes les platines DVD. Caractéristiques : compression à taux fixe des images IBP commune à toute la famille MPEG, YUV 4.1.1, compression du son en MPEG layer 2 très proche du format audio MP3, 44 Khz 16bits stéréo. Sur ordinateur la résolution est réglable jusqu’à 352x288 et au-delà dans certains cas, il peut être décompressé logiciellement par le processeur, ou directement par les puces des cartes graphiques ou par des cartes additives dédiées. Sur consoles et platines DVD la résolution utilisée est de 352x288 mais on obtient un affichage plein écran sur les écrans TV grâce au ratio de pixel de 1x2.18 et en recopiant les 288 lignes dans les 2 trames du signal.
- MPEG2 Le MPEG2 constitue à lui seul une vaste famille de formats fixés dans les années 90 et dédiés à des usages spécifiques synthétisés ci-dessous. 1- MPEG2 IFrame format d'enregistrement vidéo sur caméscope et magnétoscopes : - C'est le format natif des Bétacam SX, DigitalX… 720x576 en Pal entrelacé 4.2.2, et de certains formats HD professionnels. Caractéristiques : compression des images MPEG IFrame aussi appelé IB (25 images clé par seconde, peut donc être monté) signal YUV 4.2.2 50Mbits/s compression du son en PCM, 48 Khz 16bits sur 2 ou 4 canaux indépendants. - Les formats grand public HD sur cassette en progressif ou entrelacé utilisent aussi la compression des images en MPEG2 IFrame sur cassette DV car le MPEG IFrame est, malgré la résolution plus élevée, moins volumineux que le DV qui est lui compressé en MJPEG, tout en restant montable à l'image près. le signal resté sous échantillonné en couleur (YUV 4.2.0) la compression dépends des formats HD 18 à 25Mbits/s, le son est en MPEG ou PCM, toujours en 48 Khz 16bits stéréo ou 2 canaux. Des cartes vidéo anciennes (Matrox RT2000 ou Digisuite DTV), et les cartes récentes dédiées au HD montent dans ce format natif. La plupart des logiciels actuels de montage ont également intégrés les formats MPEG2 pour la HD. Nota : les caméscopes grand public qui enregistrent sur DVD en 720x576 entrelacé le font avec la compression des images du DVD en MPEG IBP (1 image clé tte les 12 images, on ne peut donc pas faire de montage précis) signal YUV 4.2.0, compression du son en mpeg1 layer 2, 48 Khz 16bits stéréo. 2- MPEG2 PS "programme stream" format de diffusion vidéo - Sur des circuits de TV interne, ou vers des têtes de réseaux câblés et hertziens, la diffusion se fait en général à partir des disques durs d'ordinateurs équipés d'une carte graphique ou d'une carte de sortie dédiée. Le signal est généralement en 720x576 entrelacé compression des images MPEG IBP signal YUV 4.2.2 ou 4.2.0 débit de 2 à 25 Mbits selon qualité souhaitée et capacité des cartes, compression du son en MPEG1 Layer 2, 48 Khz 16bits stéréo entrelacé dans le fichier vidéo. Nota la norme MPEG2 autorise des variantes de résolution (304x288, 360x576) ces formats restent compatibles avec des sorties TV plein écran. Pour des circuits spécialisés comme les bornes interactives ou les diffuseurs de musées sur écrans VGA ou vidéo projecteurs on peut utiliser des résolutions 1024x720 3- MPEG2 TS "transport stream " format de diffusion par satellite et par la TNT - Les normes de diffusion satellite sont assez souples, l'objectif des opérateurs est de restreindre le plus possible la bande passante pour réduire le coût du transport La résolution maximale est de 720x576 entrelacé mais beaucoup de chaînes sont en 544x756 (ratio de pixel 1x1.41) ou même de 352x576 (ratio1x2.18) format MPEG2 IBP (GOP variable de 12 à 18) signal YUV 4.2.0, la compression des images est réglable de 0.5 à 8 Mbits, le son est multiplexé en MPEG Layer 2, 48 Khz 16bits stéréo rarement en dolby AC3. Le signal peut contenir jusqu'à 8 langues et 8 pistes de sous-titrage, dans la pratique il y a généralement 1ou 2 rarement 3 langues idem pour sous titrage. Le signal contient aussi le cryptage des chaînes payantes, et les paramètres du canal nécessaires au réglage du tuner et aux sélections des langues, sstitres... et enfin l'OSD qui peut donner la grille de programme de la journée, si l'opérateur s'est donne la peine de l'intégrer. Dans la pratique seules les chaînes "phares" d'un bouquet sont en 720x576 et avec un débit correct, la plupart sont surcompressées, on comprend que les satellites analogiques soient meilleurs que les numériques ! Globalement la tendance est à la surcompression donc à la baisse de qualité. La TVHD utilisera soit du MPEG2 TS 1080x720 p, soit du MPEG4 TS, la bagarre encore en cours est qusiment gagnée par le mpeg 4 qui utilise moins de bande passante, mais il faudra changer les transpondeurs des sattelites et chez l'utilisateur les tuners !, il y a pour l'instant en Europe bien peu de HD y compris sur les quelques canaux HD qui se contentent de regonfler des SD et la TVHD servira longtemps de faire-valoir pour la vente de bouquets standards par les opérateurs. Avec une carte de réception satellite installée dans un PC il est facile d'enregistrer la TV sous la forme d'un fichier MPEG2 et dans un fichier séparé les sous titres, ou la radio en MP3. Des dizaines de sites web sont consacrés à cette activité très ludique ! Nota : les fichiers obtenus sont en en MPEG2 TS, un petit utilitaire comme MPEG2Cut permet de couper les extrémités pour s'ajuster au début et à la fin du film, un autre PVAStrumento les transforme en MPEG2 PS en les débarrassant de leur enveloppe de transport et en normalisant les GOP pour ne garder qu'un fichier compatible avec tout players, ou pour en faire ensuite des DVD. 4- MPEG2 IBP format de création des disques DVD et SVCD Ce domaine est largement commenté par la presse spécialisée, rappelons les principales caractéristiques. - Les DVD exploitent des fichiers MPEG2 IBP 720x576, le GOP est de 15 images, le signal est en YUV 4.2.0, débit réglable de 2 à 8 Mbits/s selon durée du film, la compression s'effectue au choix soit en CBR (constant bit rate) quand les films font moins d'1 heure, soit en VBR (variable bit rate) quand les films sont plus longs, avec choix possible d'1 seule passe ou en 2 passes (plus long, mais meilleur). Le son doit impérativement être en 48 Khz 16bits stéréo, mais on peut choisir entre : - du format PCM (Wav non compressé) peu utilisé car perte inutile de place (1.5 Mb/s) - du format audio MPEG1 Layer 2 généralement compressé à 224 Kb/s (utilisable pour DVD Pal mais pas pour NTSC) - du format Dolby AC3 généralement compressé en 192 Kb/s Si on choisit PCM on produit deux fichiers séparés (Elementary Stream) un pour la vidéo avec suffixe .mpv ou .m2v un pour l'audio avec suffixe .wav Si on choisit MPEG1 Layer2 on produit soit deux fichiers séparés (Elementary Stream) un pour la vidéo avec suffixe .mpv ou .m2v un pour l'audio avec suffixe .mpa ou m2a ou mpg, soit un seul fichier avec l'audio multiplexé dans la vidéo (System Stream) avec suffixe .mpg Si on choisit Dolby AC3 on produit soit deux fichiers séparés (Elementary Stream) un pour la vidéo avec suffixe .mpv ou .m2v un pour l'audio avec suffixe .ac3, soit un seul fichier avec l'audio multiplexé dans la vidéo (System Stream) avec suffixe .mpg Bien que les logiciel d'authoring DVD soient eux même capable d'encoder les fichiers source AVI ou QT en MPEG2 il est plus pratique de le faire à partir du logiciel de montage équipé d'un plug-in MPEG2. Notez qu'il y a plusieurs fabricants de plug-in (Vitec, Ulead, MediaConcept, Ligos, Canopus, CinemaCraft) certains sont livrés avec le logiciel, d'autres peuvent être achetés séparément, soit en plug-in pour un logiciel de montage donné, soit en tant qu'application autonome d'encodage. La mise aux normes de lecture des platines de salon et l'interactivité sont assurées par un logiciel d'authoring. La gravure des DVD est faite dans ce même logiciel, ou a posteriori après avoir créé le DVD dans un dossier du disque dur à partir d'un logiciel de gravure. Attention aux calculs de place occupée par les films, exemples : - avec audio en Mpeg Layer 2 (vidéo = 6500 Kbits/s + audio layer 2 = 224 Kbits/s = 6724 Kbits soit 6.7 Mbits/s. - avec audio en wav PCM (vidéo = 6500 Kbits/s + audio PCM = 1536 Kbits/s = 8036 Kbits/s soit 8 Mbits/s,débit à notre avis trop élever pour des platines courantes. Utilisez par exemple pour vos calculs de compression en fonction de la durée de vos films l'utilitaire "Guru Bitrate Calculator". Rappelons également que les DVD vidéo R+ ou R- gravés sur ordinateurs pour êtres lus sur platine de salon ont une capacité maximale de 4.7 Go alors que les DVD pressés industriellement ont une capacité maxi de 9 Go. Si on possède un graveur double couche 9 Go, bien que les disques gravés dans ce format ne soient pas compatibles avec la majorité des platines de salon, ils peuvent servir à expédier à la société de pressage le contenu d'un DVD 9Go sans être contraint de passer par une archive sur bande. - Les S-VCD gravés sur CD exploitent des fichiers MPEG2 458x576 (ratio de pixel 1.68) audio MPEG Layer 2, la compatibilité avec les platines DVD est très aléatoire, ils ont été utilisés en Asie pour la copie des longs métrages quand les supports DVD vierges étaient chers, ils disparaissent aujourd'hui. Leur fabrication est assurée par un logiciel de gravure ou d'authoring. - MPEG4 (Hors formats dérivés du DivX évoqués plus haut avec les AVI) La famille MPEG4 est comme le MPEG2 très variée, les normes et l'étendue des applications évoluent chaque jour : - Les DivX évolués, l'arrivée de DivX l'arrache à la famille AVI car il peut comme le MPEG2 contenir plusieurs flux audio et des sous-titres, des éléments interactifs, les fichiers DivX6 portent donc généralement sous PC le suffixe .dvx - Les formats MPEG4 de tournage des camescopes et magnétoscopes professionnels. Déjà utilisés en SD (720x576) dans le Bétacam Digital par exemple il s'agit de formats I Frame, toutes les images sont complètes (GOP de 1), et peuvent donc être montés sans difficulté. Par contre tout se complique avec les nouveaux formats mpeg4 de type H264 et AVC qui utilisent des GOP longs très difficiles à monter en l'état, chaqu'un des constructeur a fait son propre format et il n'y a souvent guère d'autre choix que de convertir en MJPEG au montage. - Le MPEG4 TS, il s'agit d'un format concurent pour la diffusion hertzienne de la télévision HD (codec AVCH264), il est actuellement en concurence avec le MPEG2 Transport Stream dont nous avons déjà parlé... - Le MPEG4 AVC (Advanced Video Coding) appelé parfois MPEG4 part 10 ou H264, brevets d'Apple, l'encodage génère des flux distincs pour chaque objet (zone de l'image), comme dit plus haut. Le H264 est aussi le format choisit pour la TNT terrestre (attention la TNT sur Astra est en mpeg2), les satellites HD, et certains camescopes HD. - Le MPEG4 format Windows Média, crée par Microsoft pour permettre la lecture de la vidéo sur ordinateur et via Internet il supporte la HD, généralement en 1280x720p. - Le MPEG4 SVC (Scalable Vidéo Coding) brevet "France Télécom" dans le cadre du projet "Danae" destiné à la TV sur internet, codé en multirésolution de 160x140 à 1920c1080 pixels par exemple et permettant à l'utilisateur connecté à un flux unique de choisir la résolution adaptée à son modem ou son apareil récepteur (PDA, TV...)
Les formats d'enregistrement des caméscopes et magnétoscopes numériques de génération récentes : On y trouve de tout : MJPEG, DCT, MPEG2, et divers MPEG4 - Les camescopes DV et DVCAM 4:3 enregistrent en résolution 720 x 576 entrelacé, ratio de pixel 1.067x1, signal 4.2.0 en Pal et 4.1.1 en NTSC, compression de type MJPEG 1:5, débit 3.2 Mo/s soit 13 Go/h. Le son est entrelacé dans le signal vidéo, non compressé stéréo sur les caméscopes grand public et sur 2 canaux sur caméscopes professionnels, en format PCM 16 bits 48 khz, soit un débit de 200 Ko/s, attention certains caméscopes DV ont une option 4 canaux 12 bits, ne pas utiliser cette option, le DV8 est lui toujours en 12 bits, le logiciel de montage ou d'authoring doit donc convertir tous les sons en 48 khz pour les rendre compatible DVD. - Les camescopes HDV (sur cassette DV) de type 1 : 16:9e (Sony et affidés) enregistrent en 1440 x 1080 entrelacé (ratio de pixel 1,33x1), ou 960 x 1080, (ratio de pixel 1x2), signal 4.2.0 sur 8 bits, compression MPEG 2 GOP IMX (1 image clé/12) Varible Bit Rate (VBR) débit 25 Mb/s, soit un taux de compression de 1/17. Le son est entrelacé dans le signal vidéo, compressé MPEG 1 layer 2, sur 2 canaux 16 bits 48 khz. Le montage de la vidéo HD pose un certain nombre de problèmes. On pourrait imaginer de monter directement la vidéo dans son format MPEG2 natif qui n'est pas plus lourd que le DV mais le codec utilisé à l'enregistrement ne permet pas la coupe à l'image près ce qui contraint, à la capture, de convertir le signal grâce à d'autres codecs, toujours en MPEG2 mais permettant la coupe à chaque image. Première utilise par exemple un codec de chez "Cineform" qui porte le débit à 35 Mbits/s, d'une part il faut donc des machines puissantes et d'autre part en fin de montage il faut recompresser la vidéo en format natif pour faire un master, ce qui est long et introduit une dégradation du signal, comme chaque fois que l'on recompresse ! ce qui n'était pas le cas du DV. MainConcept à également créé son propre codec de montage, parions qu'il y en aura bien d'autres ! - Les camescopes HDV (sur cassette DV) de type 2 : 16:9e (JVC) enregistrent en version professionnelle en 1280 x 720 progressif (ratio de pixel 1x1), signal en 4.1.1 ou 4.2.2, compression MPEG 2 Iframe (GOP de 2), débit 18,9 Mb/s soit 2.25 Mo/s. Le son est entrelacé dans le signal vidéo, compressé MPEG 1 layer 2, sur 2 canaux 16 bits 48 khz. - Les camescopes sur DVD ou disque-dur interne se multiplient ils stockent un signal identique à l'HDV, ou comme le JVC Evrio qui enregistrent en MPEG2 full HD 1920c1080i également sur disque-dur, ou encore en MPEG4 aux normes BlueRay si on a de la chance. - Les camescopes AVCHD (sur cassette DV ou sur DVD) : 16:9e enregistrent avec le codec MPEG4 H264, en 1440 x 1080 entrelacé (ratio de pixel 1,33x1), ou en 1920x1080, Le son est entrelacé dans le signal vidéo, compressé Dolby digital 16 bits 48 khz. - Les camescopes sur carte mémoire type SD ou équivalent, souvent en AVCHD ou H264, en 1440 x 1080 entrelacé (ratio de pixel 1,33x1), ou en 1920x1080, Le son est entrelacé dans le signal vidéo, compressé. Comme les cartes sont petites et lentes le signal est très compressé et souvent bien dégradé !
Nota :
Citons aussi les principaux formats HD professionnels : - Sony XDCAM sur cartouches Blue-Ray en 4.2.2, compatible DVCam et MPEG HD, codec VBR type MP.HL choix de compression : 35-25-18 Mb, 1440x1080 i ou p, audio sur 2 ou 4 pistes non compressé PCM 16bits 48 khz, sortie SDI non compressé, ou sur cartes-mémoire rapides. - Sony HDCAM camescope, sur cassettes DVCAM MPEG4 en YUV4.2.2 1920 x 1080 i ou p, 10 bits, faible compression - Sony HDCAM SR magnétoscope, sur cassettes 1/2 pouce MPEG4 en RGB 4.4.4 ou YUV4.2.2 1920 x 1080 i ou p, 10 bits, faible compression - Panasonic DVCPro HD, sur carte mémoire P2 ou DDur, 1920 x 1080i ou 1280x720p en 4.2.2 - 50 à 100 Mb/s fonctionne aussi en SD sur cassette miniDV, codec DCT+VLC (proche du JPEG), 8 bits, GOP de 1, compression 1/6.7. Audio PCM. Faible perte en multigénérations. Vous retrouverez également dans nos documentations les infos sur les formats SD numériques professionnels antérieurs : D1...D5, bétacam SX, Digital Bétacam, Digital S... Pour résumer ce chapitre retenez que seule la cassette vous permetra de conserver vos rushes "le sel de la terre" en vidéo, et que toute format qui fournit un débit inférieur à 20 Mb/s en HD ne peut guère être de qualité !
Document version 8, janvier 2009, Gérard Perrier Les Films du Genièvre, web fdg-formation.com
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